jeudi, août 11, 2022
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Saskia SALEMBIER, Marc MEISEL

10 août 2022
21 h - Belvès 

« Petites Cantates imaginaires »

transcriptions d'œuvres de Johann Sebastian Bach pour l’orgue et la voix

 Photos : © Maciej Kotlarski

Saskia SALEMBIER, voix - Marc MEISEL, orguePour élaborer ce programme, Saskia Salembier et Marc Meisel ont patiemment apprivoisé le considérable corpus d’airs de cantates de Bach. En lisant ces mille chefs-d'œuvre, leur est venue l’idée de les présenter sous un éclairage différent de celui pour lequel ils ont été composés.

La transcription est un moyen de mettre en lumière des aspects cachés de l’écriture, et loin d'appauvrir l’original, elle peut faire apparaître la musique sous un jour nouveau. Il a donc semblé important que la transcription ne retire rien de l’épaisseur originale de la partition, et qu'elle soit suffisamment idiomatique pour sembler avoir été écrite originellement pour orgue et voix.

Bach lui-même publie en 1748 les Sechs Chorale von verschiedener Art, couramment appelés Chorals Schübler, une collection de transcriptions de cantates pour l’orgue. Le fait que Bach ait payé lui-même un maître graveur afin d'éditer cette œuvre indique l’importance qu’il accordait à ce travail de transcription et de diffusion de ses cantates. Peut-on rêver meilleur modèle ?

L’utilisation du grand orgue s’est naturellement imposée. Il n’est pas inutile de rappeler que le grand orgue était l’instrument central servant à l’exécution des cantates et des oratorios. Il apportait à l’ensemble non seulement une base sonore essentielle à son équilibre mais également une variété de couleurs incroyables, qu’un orgue positif ne peut malheureusement pas imiter !

Image6Les airs de cantates sont écrits pour différentes tessitures vocales, et Bach ne les a pas distribués au hasard ! Il confie par exemple les propos de Jésus ou les airs guerriers à la basse tandis qu’il donne au soprano les airs lumineux et angéliques. Pour autant, Bach ne s’interdit pas d’adapter des airs d’une tessiture vers une autre, comme c’est le cas de la cantate Ich habe genug, dont il nous est parvenu trois versions (pour soprano, alto et basse). Aussi, la tessiture n'a pas été retenue comme critère de sélection des airs, et Saskia Salembier prêtera indifféremment sa voix à des pages écrites pour soprano, alto, ténor ou basse. Ce choix permet de proposer au public un cheminement à travers toute la palette rhétorique du compositeur.

Enfin, les artistes ont décidé de ne pas suivre un ordre liturgique mais de tisser de nouveaux liens entre les pièces, créant ainsi des Cantates Imaginaires.

Saskia Salembier

Marc Meisel

Saskia SALEMBIERSoliste recherchée pour sa personnalité musicale engagée, Saskia Salembier se produit à travers l’Europe aux côtés des plus grands chefs baroques. Diplômée en chant lyrique à la Haute Ecole de Musique de Genève, et en chant baroque à la Schola Cantorum de Bâle, elle fait ses débuts à l’opéra dans le rôle de Poppea (Monteverdi). Elle se produit par la suite dans les rôles de Medea (Cavalli), Euridice, Proserpine & Musica (Monteverdi), Alceste, Armide (Lully), Proserpine (Charpentier), Sesto, Ruggiero (Haendel), Phèdre (Rameau), Colette (Rousseau), Orphée (Gluck).

Elle est invitée pour des récitals avec orchestre ou ensemble baroque à la Philharmonie de Paris, aux festivals de Timișoara, de Royaumont, de Toroella de Montgrí, d’Arques-la-Bataille, aux Nuits Musicales d’Uzès, à l’Espacio Turina de Séville, à la Grange au Lac d’Evian, au Teatro Fernán Gómez de Madrid, à la Philharmonie de Liège, au Palacio de Sintra… La critique salue régulièrement son interprétation des airs de tragédies lyriques, qu’elle affectionne particulièrement.

Diplômée du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris en violon baroque, Saskia Salembier poursuit également une carrière de violoniste avec la conviction que les pratiques instrumentales et vocales s'enrichissent mutuellement et nourrissent l’imaginaire artistique.

Ouverte à de nombreux répertoires et très impliquée dans le travail scénique et corporel, elle est ponctuellement sollicitée comme metteur en scène (Orphée, Gluck, 2015. La Figure de Leos Janacek, 2016. Il Giasone, Cavalli, 2017. Le Carnaval, Lully, 2018). Depuis 2006, elle assure également la direction de l’ensemble vocal et instrumental Opalescences, spécialisé en musique ancienne.

Image9Passionné par la musique depuis son plus jeune âge, Marc Meisel joue les claviers anciens.

Il est à la recherche de cadres privilégiés pour transmettre son art, que ce soit lors de récitals, en formation de chambre ou au sein d’orchestres.

Marc Meisel est membre des ensembles Les Siècles, InAlto, A Nocte Temporis, Capriccio-Barockorchester, La Fenice ou L’Arpeggiata.

Il est régulièrement invité à diriger du clavecin des opéras et à préparer des chanteurs à leurs rôles.

Depuis 2011, Marc Meisel dirige la saison de concerts des Mischeli-Konzerte, à Bâle en Suisse. Diplômé du Conservatoire National Supérieur de Paris et de la Schola Cantorum de Bâle, il a été accompagné dans ses études par des professeurs tels qu’Odile Bailleux, Elisabeth Joyé, Olivier Latry, Olivier Trachier, Jörg-Andreas Bötticher, Jean-Claude Zehnder ou Rudolf Lutz.

Marc Meisel enseigne les Langages Baroques au Conservatoire de Nanterre. Il est par ailleurs organiste à l’Eglise Evangélique Reformée de Reinach en Suisse.

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