Un public nombreux est venu découvrir deux instruments extraordinaires et rares joués par deux musiciens non moins extraordinaires... Le Baryton à Cordes et le Piano-Forte...

Ensemble BAROQUES GRAFFITI

Œuvres de J. S. Bach et ses fils...

Baroques Graffiti

L’Ensemble Baroques-Graffiti est une formation instrumentale marseillaise de musique baroque dirigée par Jean-Paul Serra. A chaque concert, les musiciens se font entendre collectivement mais aussi comme solistes et sous la forme de duos et trios. Restitués sur instruments anciens, couleurs instrumentales, ornementations et phrasés font l'objet d'une recherche permanente d’authenticité, de vitalité et de justesse dans l’expression. Chanteurs et comédiens sont régulièrement conviés à la programmation.

Le Voyage musical baroque permet de se familiariser avec la musique des XVIIème et XVIIIème siècles. Le répertoire de musique savante instrumentale comme le répertoire religieux écrit pour la voix sont explorés progressivement mettant en évidence concordances, oppositions et particularismes au travers de l'Europe. Chaque création fait l’objet d’une présentation au jeune public une après-midi de mercredi.

Les Petites histoires de claviers sont l’occasion de découvrir le répertoire pour instrument interprété par des sensibilités différentes. Ces récitals commentés par le soliste permettent de découvrir les instruments acoustiques anciens les plus rares, la pratique musicale baroque ainsi que leur littérature musicale.

Enfin créé en partenariat avec l’association Ararat, le festival "Asse-Arcadie, musiques anciennes et des arts plastiques dans les hautes vallées de l'Asse" permet des rencontres entre artistes du pourtour de la méditerranée.

L'Ensemble Baroques-Graffiti est soutenu par la Région PACA, le Conseil Général des Bouches-du-Rhône, la ville de Marseille, le Conseil Général des Alpes de Haute-Provence et la Communauté de communes du Moyen Verdon, la SPEDIDAM et la fondation Orange.

Discographie :

 

  • Jean-Baptiste Senallié : Troisième livre de sonates pour violon et basse continue
    (label : Acte préalable).
  • Michele Mascitti dit le Napolitain : Premier livre de sonates à deux violons et basse continue
    (label : Acte préalable).

Les artistes :

Jean-Paul SERRA, organiste (Marseille)

 

Comme organiste titulaire du grand orgue de l'Eglise Saint-Germain-des-Prés à Paris, il succède à André Isoir. Son attirance pour la musique ancienne l'amène à se perfectionner aussi auprès d'Odile Bailleux, d'André Stricker et pour le clavecin, de Michèle Dévérité.

Titulaire d'un Diplôme d'études approfondies en musicologie de l'Université de la Sorbonne, il prolonge son activité de recherche, par l’interprétation des œuvres du XVIIème et du XVIIIème siècle dans le cadre d’une formation musicale qu’il dirige, l’ensemble Baroques - Graffiti. Egalement titulaire de l’orgue de l’église Saint-Théodore de Marseille, orgue au remarquable buffet XVIIIème.

 

 

Etienne MANGOT, violoncelles & violes

 

Après de classiques études de violoncelle à Nice et Paris, Etienne Mangot se tourne vers l’interprétation sur instruments anciens. Il étudie le violoncelle baroque et la viole de gambe et se perfectionne au Conservatoire National Supérieur de Musique de Lyon.

Passionné par tous les instruments de ces deux familles, en continuelle recherche, il collabore avec luthiers et archetiers pour reconstruire des instruments rares aux timbres particuliers (boursier Adami 2007 pour la construction d’un baryton à cordes).

Il enseigne aux Conservatoires de Nice et de Toulon, se produit et enregistre avec Café Zimmermann (Pablo Valetti), Les Passions (Jean-Marc Andrieu), Le Concert français (Pierre Hantaï) et Concerto Soave (Jean-Marc Aymes).

En 2008, il fonde l’ensemble Filigrane (du latin filigrana « fil à grains ») qui rassemble des musiciens complices, amoureux du grain du son et du tissage des voix, jouant chacun plusieurs instruments, à l’image des musiciens de l’époque baroque.


Baryton à Cordes Baryton à Cordes Baryton à Cordes Baryton à Cordes

L'instrument :

Le Baryton à cordes

 

« Quand une des cordes est touchée avec l’archet ou pincée, la corde de laiton ou d’acier qui est en dessous résonne per consensum, vibre et tremble, de sorte que le charme de l’harmonie en est pour ainsi dire augmenté et développé. »

Michael Praetorius, Syntagma Musicum II, De organographia, 1619

 

« Il y a encore une viole qui surpasse toutes celles que j’ai nommées et que l’on appelle Viola di Bardon. Dans le cheviller, qui est évidé des deux côtés, elle a des chevilles de métal qu’on accorde avec une clef, à la place des chevilles de bois. Le manche est large et l’arrière, là où l’on tient le pouce, est creusé sur toute la longueur ; les cordes de laiton et d’acier y passent à découvert et peuvent être jouées avec le pouce. La partie supérieure de l’instrument est montée et se joue comme une viole, cependant sur le côté droit de la table sont tendues des cordes de luth qu’on pince de temps en temps avec le petit doigt de la main droite et qui font comme un écho dans le déferlement des sons. »

Daniel Speer, Grundrichtiger Unterricht, 1687

Construit à Cucuron en 2008 par Pierre Jaquier après 4 années de recherches, ce baryton a été reconstitué d’après les écrits de Daniel Speer. Doté de 30 cordes, il possède trois jeux : jeu de viole (six cordes en boyau frottées par l’archet), jeu de harpe (15 cordes en acier et en laiton pincées par le pouce de la main gauche), jeu de luth (9 cordes de boyau pincées par la main droite, appelé jeu d’écho). Les cordes sympathiques ont deux usages : résonner par sympathie aux harmonies produites par la mise en vibration du jeu de viole par l’archet, mais aussi être pincées, ce qui augmente les possibilités polyphoniques de l’instrument.

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